Cédric Philibert
Agence Internationale de l’Énergie, Paris
Auteur de Beyond Kyoto : Energy dynamics and climate stabilisation, International Energy Agency, 2002. (Voir aussi la synthèse en français).
« Il n’y a pas de raison de singulariser la Chine dans le dossier des gaz à effet de serre » a expliqué mercredi dernier M. Cédric Philibert, expert à l’Agence internationale de l’énergie, lors de sa conférence au CÉRIUM.
La Chine compte 22% de la population mondiale, était responsable en 2003 de 16% des émissions des gaz à effet de serre (GES) et, selon les prévisions de forte croissance de son industrialisation, comptera pour 19% des émissions mondiales en 2030. Interrogé sur les scénarios qui imputent à l’industrialisation chinoise un impact majeur sur l’aggravation de l’effet de serre, donc des changements climatiques, M. Philibert a indiqué qu’au contraire « je vois un pays qui agit pour réduire l’intensité de ses émissions, qui tente de réduire son utilisation de charbon, qui développe une politique environnementale. Si tous les pays en faisaient autant, on serait sur la bonne voie ». Il note de plus que les grands constructeurs automobiles viennent d’annoncer la production de voitures hybrides pour le marché chinois, ce qui devrait atténuer l’impact, sur les GES, de l’augmentation de l’utilisation de la voiture en Chine. Il signale finalement que 75% des capteurs solaires installés mondialement se retrouvent en Chine.
Lectures pertinentes en ligne
Voir également l’entrevue de M. Philibert au quotidien Devoir, le 10 juillet 2006,
Les gaz à effet de serre, une responsabilité collective




