11 avril 2006
Les intellectuels et le pouvoir dans la Chine des réformes
Jean-Philippe Béja (CERI, Paris, Chercheur invité CÉRIUM)
Sinologue au
CERI, à Paris, et auteur de
A la recherche d’une ombre chinoise — Le mouvement pour la démocratie en Chine : 1919-2004 a brossé la semaine dernière aux Belles Soirées le portrait historique de la dissidence chinoise et expliqué combien l’idée démocratique était une composante permanente de la société chinoise, s’exprimant différemment avec chaque génération. Se concentrant sur la période récente, il a noté qu’une partie de l’intelligentsia dissidente marginalisée lors des événements de Tienanmen s’était reconvertie dans l’entreprise. Il a également signalé que les tentatives du pouvoir chinois de contrôler l’accès, par Internet, à des sites favorables à la dissidences sont constamment mises en échec, grâce à la production de logiciels de contournement produits par des informaticiens chinois proches de la dissidence. M. Béja était pour les dernières semaines chercheur invité au CÉRIUM, où il renviendra en juillet pour l’école d’été La Chine éveillée : Comment elle change et nous change.
Jean-Philippe Béja
Chercheur invité au CÉRIUM à l’hiver 2006 et directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de l’Institut d’Études Politiques de Paris
En collaboration avec les Belles soirées.
Grand spécialiste de la Chine, Jean-Philippe Béja est l’auteur de nombreuses publications sur les transformations de la société et du système politique chinois. Il est le directeur académique de
l’école d’été du CÉRIUM sur la Chine