Résumé :
Dans cet article, les infractions au droit international humanitaire sont envisagées du point de vue de l’environnement normatif des responsables de ces violations en contexte de conflits armés, à travers le cas des conflits au Sud-Soudan et au Darfour. L’accent est porté sur les facteurs de dissuasion ou au contraire de « permission », voire d’incitation, à de telles infractions présentes dans cet environnement. L’hypothèse est que, comme tous les « gestionnaires » internationaux des conflits, les responsables des opérations de l’ONU au Soudan font partie intégrante de cet environnement, en ce qu’ils introduisent de nouvelles ressources dans le conflit et que celles-ci ne manquent pas d’être captées par les belligérants pour assurer leur survie politique. D’où la nécessité de cartographier les routines, les « normalités », mais aussi les risques et urgences perçus par les protagonistes, au croisement des logiques bureaucratiques de leurs organisations et des enjeux politico-médiatiques dans les États les plus influents sur la question, ici les États-Unis.

David 

