La problématique de l’eau douce, c’est avant tout la mort, chaque année, de plusieurs millions de personnes et l’atteinte à la dignité humaine de millions d’autres. Tout en étant la ressource la plus abondante de la planète bleue - elle recouvre environ 71% du globe - l’eau a, dans une proportion de 98%, une teneur en sel trop éleve pour servir aux usages humains. L’eau douce accessible, celle que l’on trouve dans les lacs, les rivières, ne compte que pour 0,25% du total. Le reste est salé, est sous forme de glace ou emmagasiné dans des nappes trop profondes pour pouvoir y accéder aisément. Limitée, l’eau douce disponible n’est cependant pas rare à proprement parler, puisque cette quantité - s’agissant de l’eau douce utilisable - pourrait "porter" au moins le double de la population mondiale actuele. Quel devrait donc être le statut d’un tel bien fondamental ? L’eau douce est exemplaire des affrontements qui traversent les débats autour de la mondialisation des marchés.
Au-delà d’une perception générale et du sens commun, en quoi et pourquoi l’eau douce doit-elle désormais faire l’objet de règles mondiales ?

Sylvie 
