
Augustin Simard est politologue, spécialisé dans l’étude de la pensée politique moderne. Ses principaux intérèts de recherche se regroupent autour des idées politiques aux XIX-XXe siècles, de la théorie constitutionnelle, des doctrines du gouvernement représentatif et des questions de méthode en histoire des idées. Augustin Simard soutiendra sa thèse de doctorat - qui porte sur le rapport entre la légalité constitutionnelle et la légitimité politique sous la république de Weimar - à l’EHESS (Paris) en septembre 2005.
Collaborateur régulier au Centre canadien d’études allemandes depuis 2002, Augustin Simard a été coordonnateur du projet Max Weber (CRSH) jusqu’en 2004. Il a enseigné l’histoire des idées politiques (XIXe siècle) à l’Université Laval et animé le séminaire interdisciplinaire du CCEAE. Pendant l’année 2005-2006, en plus de poursuivre ses recherches au CÉRIUM, il enseignera à titre de chercheur invité au département de science politique de l’UdeM.
Son projet de recherche pour les années à venir porte sur la notion de la « démocratie militante » (streitbare Demokratie), sous laquelle la doctrine contemporaine regroupe l’ensemble des mécanismes de défense dont dispose l’État de droit démocratique afin de protéger ses fondements axiologiques (Verfassungsschutz). Augustin Simard souhaiterait faire ressortir la prégnance de cette notion dans la tradition du constitutionalisme libéral depuis la crise du Directoire (18-Fructidor), puis en repérer la recomposition dans le sillage de l’échec constitutionnel de Weimar, pour proposer enfin une étude comparée de ses effets « pratiques » aux États-Unis et en RFA après 1949.