La décision de Léopold Senghor d’investir massivement dans l’éducation et la culture pour faire surgir une parole, une pensée et une création culturelle proprement sénégalaise et africaine est un des facteurs explicatifs de la stabilité de la société sénégalaise, qui n’a pas connu les dérives autoritaires de plusieurs de ses voisins.
C’est la thèse exposée lors de sa conférence du lundi 2 octobre par le poète et intellectuel sénégalais, Amadou Lamine Sall. Lors de ses échanges avec les étudiants, M. Sall a par ailleurs critiqué l’Organisation de la Francophonie pour sa décision d’investir le champ politique, plutôt que de se concentrer sur sa mission culturelle.
Lamine Sall est un des plus importants poètes de l’Afrique francophone contemporaine. Léopold Senghor a dit de lui qu’il est le poète le plus doué de sa génération. Lauréat des Grands Prix de l’Académie Française, il est Fondateur de la Maison Africaine de la Poésie Internationale. Il préside aux destinées de la Biennale internationale de poésie à Dakar, au Sénégal.
M. Sall était présenté par Jean-Louis Roy, président de Droits et démocratie et membre du Conseil du CÉRIUM.
La conférence fut organisée en collaboration avec Droits et démocratie et avec le cours du Pr Mamoudou Gazibo, Enjeux politiques en Afrique (POL2850).

