Résumé :
Deux hypothèses concurrentes sont testées : la première concerne l’impact des activités partisanes et des informations concernant les décisions politiques des personnes ; et la deuxième porte sur les perceptions des faits, calculée grâce aux réactions des Canadiens face à un scandale majeur. En ce qui concerne la subjectivité des jugements, les résultats confirment l’argument selon lequel les prédispositions partisanes sont cruciales. Mais il n’y a aucune preuve étayant l’argument selon lequel l’effet de polarisation partisane est plus évidente chez les mieux informés. Quand il s’agit de la perception des faits « objectifs », les résultats sont en accord avec l’axiome de la réception Zaller : plus les gens sont informés, plus ils sont susceptibles de percevoir correctement des faits objectifs. La partisanerie ne semble pas affecter ces perceptions.

André 
