En février 2006, alors que les Philippines s’apprêtaient à fêter les 20 ans de la révolte populaire qui avait mis fin à la dictature de Ferdinand Marcos, la présidente Gloria Macapagal-Arroyo proclamait l’état d’urgence. Déclarant qu’elle venait de déjouer une tentative de coup militaire planifiée par un certain nombre d’officiers des forces d’élite, elle interdisait les rassemblements populaires, imposait un couvre‑feu et autorisait des arrestations sans mandat. Simultanément, elle accusait également la gauche communiste d’avoir concocté une alliance tactique avec ces militaires afin de renverser le gouvernement. Un peu plus d’une semaine plus tard, soit le 3 mars, G. Macapagal-Arroyo annonçait qu’elle était en mesure de lever l’état d’urgence, affirmant que le calme était revenu et qu’elle était à même de contrôler la situation.


Dominique 
