Résumé de l’article :
L’analyse de l’État philippin est riche autant dans les typologies utilisées que dans l’étendue des recherches qui ont été menées au cours de 25 dernières années. En fait, la mise en place de la dictature de Marcos en 1972 est rapidement devenue le référent, le point d’ancrage de cette multitude analytique, les uns et les autres comparant les régimes subséquents à partir du standard établi par ce dernier. Plusieurs y ont vu plutôt la version quasi-caricaturale, celle poussée à l’extrême d’une logique inhérente au système politique largement mis en place durant la période américaine (1898-1946). Dans cet article, l’auteur explore cette riche littérature avec une optique particulière, expliquer la mise en place d’une nouvelle manifestation du néopatrimonialisme associée à un régime de démocratie oligarchique qui s’incarne dans la présidence actuelle de Gloria Macapagal-Arroyo (depuis 2001). La saisissante continuité qui existe entre diverses variantes de gouvernance néopatrimoniale est également analysée, depuis l’indépendance à l’ère de Marcos de 1972 à 1986, puis plus récemment dans l’aventure rocambolesque de la présidence de Joseph Estrada entre 1998 et 2001, et aujourd’hui avec le régime de Gloria Macapagal-Arroyo.
Pour accéder à la table des matières de la Revue canadienne d’études du développement, vol.30, no.4.

Dominique 
