L’avènement de la science moderne a sonné le glas de l’autorité du religieux et a marqué le début d’un long processus de sécularisation. L’Angleterre au tournant du XVIIIe siècle en est le témoin privilégié, où la physique de Newton et l’activité de la Royal Society de Londres sont, sans contredit, au centre d’une véritable révolution scientifique.
Or le récit officiel d’une science moderne triomphant de l’obscurantisme religieux oublie quelques « détails » intéressants. Sait-on que Newton pratiquait l’alchimie et se servait des mathématiques pour prouver la chronologie biblique ? N’oublie-t-on pas que les scientifiques de la Royal Society sont les premiers à donner toute sa force à l’argument du « dessein intelligent » invoqué de nos jours pour s’opposer à la théorie de l’évolution ? Qu’en est-il des traités écrits à cette époque pour justifier la croyance aux sorcières ou l’existence des miracles ? Pourquoi l’un des premiers calculs mathématiques de probabilité a-t-il été utilisé pour déterminer le moment du retour du Messie sur terre ? Au moment où la relation entre religion et savoirs scientifiques revient dans le débat public, jetons un regard critique sur ce moment charnière de l’histoire moderne.
Conférencier :
Dario Perinetti est professeur agrégé au Département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal ; auteur de Hume. History and the Science of Human nature (en préparation) ; coauteur de The Rationalists : Between Tradition and Revolution (à paraître).
Quand ?
Le jeudi 7 octobre
_de 19h30 à 21h30
Où ?
Pavillon 3200, rue Jean-Brillant

