Benoît Dutrizac et Karim Benyekhlef (Cérium/Crdp) commentent les nouvelles normes de sécurité dans les aéroports et les libertés individuelles.
À la question de savoir si les scanners corporels qui pourraient être installés dans plusieurs aéroports canadiens sont une entorse aux droits et libertés, le professeur Benyekhlef répond que « cela n’améliorera pas la vie privée des voyageurs et l’utilité de ces scanners (...) demande à être démontrée. Ces mesures étant plus souvent réactives que proactives ».
M. Benyekhlef précise que les scanners comme les listes noires de pays sont beaucoup plus de la poudre aux yeux qu’autre chose, d’abord parce que « les scanners ne seront pas utilisés à l’égard de tous les passagers (...) ce qui constitue un élément de discrimination de prime abord. Par ailleurs, il faudra aussi entourer l’utilisation de ceux-ci de certaines mesures afin de minimiser les effets sur la vie privée des individus ».


