Résumé :
Ce livre propose une lecture originale de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale à travers 50 discours prononcés par les principaux acteurs du conflit. Parmi ceux-ci : Blum, Chamberlain, Churchill, Daladier, Eisenhower, Franco, de Gaulle, Goebbels, Himmler, Hirohito, Hitler, Léopold III, Mussolino, Pétain, Pie XII, Pilet-Golaz, Roosevelt, Staline, Truman, etc.
Jean-François Lisée en signe la préface, comme il l’avait fait pour le livre précédent de la même série : Les 100 discours qui ont marqué le XXè siècle
Extrait de la préface : Il y a les phrases que l’on veut entendre, comme celles-ci, admirables, sur les inutiles sacrifices de la Première Guerre mondiale : « Si ces États avaient voué une part seulement minime de leurs holocaustes à des buts plus intelligents, le succès en aurait certes été plus grand et plus durable. [Ma nation] veut la paix à cause de cette simple constatation : aucune guerre ne pourrait apporter de remède aux malheurs de l’Europe, mais tout au plus les augmenter. »
Adolph Hitler prononce ces paroles en mai 1935. Ce discours, le premier du Führer dans ce recueil, constitue donc un mensonge. Ce n’est pas son premier. Mais son parcours oratoire, dans son testament politique en 1945, se termine par son dernier, reflétant celui-là sa funeste obsession : « Il est inexact de dire que moi-même ou quiconque d’autre en Allemagne ayons voulu la guerre en 1939. […] Il faudra attendre des siècles, mais la haine se relèvera des ruines de nos villes et de nos monuments, pour frapper sans cesse le peuple qui est responsable en fin de compte et à qui nous devons tout cela : les Juifs de tous pays et ceux qui les soutiennent. »
Il y a pire que les discours mensongers. Il y a le silence.

Jean-François 