Alexis de Tocqueville reconnaîtrait-il l’Amérique de George W. Bush ? De septembre à avril, une dizaine de conférences portant sur le pouvoir, la démocratie, la science, le sport, l’individualisme, la santé, la religion aux États-Unis, tenteront de répondre à cette question.
La Chaire d’études économiques et politiques américaines et le CÉRIUM sont heureux de s’associer à cette importante série organisée par le Département de sociologie, à l’occasion de son 50e anniversaire.
Lorsqu’au XIXè siècle, des observateurs européens, les premiers « sociologues », ont foulé le sol des Etats-Unis à l’occasion de voyages d’étude, ils ont été étonnés par le statut de l’individualisme, l’intensité de la vie religieuse, les rapports entre groupes raciaux, l’ethos de la bourgeoisie et son rapport à l’économie, et le développement de la science, qui caractérisaient cette société. Cet étonnement et cette fascination renvoient à des traits marquants de la société américaine, mais aussi à une situation européenne qui a, sans nul doute, façonné le regard de ces voyageurs et théoriciens des sciences sociales.
Dans les pas d’Alexis de Tocqueville, le plus fameux de ces observateurs, avec Max Weber, le cycle de conférences, organisé par le Département de sociologie et la Direction de la Faculté des Arts et des sciences de l’Université de Montréal, présente des questions sur la société américaine qui seront traitées, cette fois, surtout par des sociologues américains.
Le Département de sociologie souhaite souligner l’importance des études américaines et le rôle que la sociologie doit y jouer dans nos universités.




