L’UNESCO adoptera-t-elle une convention internationale permettant de protéger la diversité culturelle ? L’organisation est aujourd’hui divisée : si les Américains, récemment revenus à l’UNESCO, cherchent à diluer la substance de la future convention, les États européens, de pair avec le Québec, le Canada et le Brésil, espèrent toujours obtenir une convention permettant aux États de soustraire les biens culturels à la libéralisation des marchés.
Mme Louise Beaudoin, ancienne ministre des Relations internationales du Québec, a joué un rôle majeur dans la promotion du dossier de la diversité culturelle à l’échelle mondiale. À l’invitation du CÉRIUM, Mme Beaudoin a présenté aux étudiants de l’Université le processus qui a mené le Québec, la France et la communauté internationale à s’interroger sur la protection des cultures nationales et à s’opposer à la libéralisation du marché des biens culturels.
Mme Beaudoin, maintenant professeure associée en histoire à l’UQAM et chercheure au Centre études internationales et mondialisation, a également présenté les enjeux relatifs à la négociation d’une convention internationale sur la diversité culturelle, qui devrait être adoptée lors de la Conférence générale de l’UNESCO, en octobre 2005.



Louise 
