Résumé du livre :
Notre expérience personnelle nous permet-elle nécessairement de comprendre celle des autres ?
Tous les professionnels du droit évoluent maintenant dans une société plurielle complexe ; des facteurs comme la race, la religion, les capacités physiques ou intellectuelles, l’orientation sexuelle ou la condition socioéconomique d’un individu font partie du contexte social du droit. En font également partie les pratiques sociales, les perceptions stéréotypées et les présupposés idéologiques qui peuvent être créateurs d’inégalité dans l’élaboration et la mise en œuvre du droit.
Comment pouvons-nous appréhender ces questions de contexte social dans notre pratique quotidienne ? Comment réagir lorsque l’on se retrouve face à une problématique sociale ou culturelle qui s’éloigne, pour nous, de l’ordinaire ?
Quelles sont les attitudes à développer pour mieux saisir le contexte social du droit ?
Arrimant réflexions théoriques et considérations pratiques à l’aide d’une myriade d’illustrations jurisprudentielles, cet ouvrage propose de nous guider dans un processus de sensibilisation, de compréhension et d’actions à réaliser pour maximiser l’efficacité de nos interventions : ce que l’on pourrait appeler les « meilleures pratiques » lorsqu’il s’agit d’intégrer en droit des questions relevant du contexte social.
Son objectif est de nous amener à mettre en question nos présupposés, à nous ouvrir à la différence et à réfléchir sur la manière dont nous pouvons intervenir, à l’aide du droit, sur la société.
Pourquoi s’attarder au contexte social du droit ?
Cet ouvrage nous démontre que des considérations juridiques, déontologiques, éthiques et politiques nous obligent à prendre le contexte social du droit au sérieux. Que ce soit en se penchant sur l’impact du contexte social sur notre relation avec nos clients et les autres intervenants au dossier, sur l’analyse des questions de droit qui y sont soulevées, sur l’élaboration de la théorie de la cause et le ciblage de stratégies appropriées, nous sommes plus que jamais tenus de nous concevoir en praticiens réflexifs devant faire preuve d’intelligence culturelle. Ainsi nous pourrons tirer concrètement parti d’arguments émanant du contexte social, mais aussi éviter les écueils découlant d’un manque de rigueur intellectuelle et juridique dans la saisie de ce contexte.
L’ouvrage inclut également des contributions de madame la juge Lison Asseraf, Me Henry Carleton Monk, M. Maurice Chalom, Mme Sylvie Dubois et Me Frédérique Desruisseaux. Ils nous livrent leurs réflexions, tirées de leurs expériences personnelles et professionnelles, sur l’intégration des questions relevant du contexte social à la démarche de connaissance des juristes.

Jean-François 
