Alors que Mitt Romney est pratiquement nommé à l’investiture républicaine, il est maintenant question dans les coulisses de la nomination d’un Vice-président.
L’histoire a montré que les électeurs ont tendance à voter pour le haut de la liste plutôt que pour la liste elle-même. Cependant, il y a eu des cas où un choix de vice-président a fait toute une différence. Lyndon B. Johnson est reconnu pour avoir donné son état natal du Texas à John F. Kennedy, permettant ainsi l’élection de ce dernier comme président.
Il n’existe pas de critères spécifiques pour choisir un candidat à la vice-présidence. La constitution ne prévoit rien sinon d’être le prochain sur la liste au cas où le président ne serait plus en capacité de remplir ses fonctions, et de présider le Sénat des États-Unis. Ces dernières années, certains vice-présidents ont joué un rôle plus important que celui décrit par John Nance Garner, vice-président de Franklin D. Roosevelt, qui s’est référé à son travail, comme « ne valant pas plus qu’un seau de salive chaude ». Al Gore, Dick Cheney, et maintenant Joe Biden sont des exemples de la nouvelle tendance des vice-présidents : engagés et très influents.
On ne peut nier l’importance que ce poste détient potentiellement. Lyndon B. Johnson a remplacé John F. Kennedy, et fit passer d’importantes transformations sur la législation des droits civils notamment, Medicaid et Medicare. Gerald Ford, qui a remplacé Richard Nixon après le Watergate, a joué un rôle important dans l’apaisement des blessures de la nation. Et enfin, Harry S. Truman, qui après la mort de Roosevelt, a mené la Seconde Guerre mondiale à sa fin.
Aujourd’hui, nous entendons souvent des spéculations sur ce qu’un candidat à la vice-présidence peut apporter. Est-ce que le candidat ralliera son Etat d’origine ? Est-ce que le candidat attirera des groupes particuliers pour aider le parti à la victoire ? Répondra-t-il à un besoin spécifique que le candidat à la présidentielle n’a pas ?
Il convient de noter que dans 10 des 16 dernières élections présidentielles, le candidat à la vice-présidence n’a pas réussi à attirer son état d’origine. Ces dernières années, les choix de la démocrate Geraldine Ferrero et de la républicaine Sarah Palin n’ont pas réussi à donner l’élan chez les femmes pour aider le parti national.
Romney prendra tous ces facteurs en considération.
Le gouverneur Mitch Daniels, le sénateur Marco Rubio en Floride, le membre du Congrès dans le Wisconsin Paul Ryan, le gouverneur du New Jersey Chris Christie, l’ancienne secrétaire d’Etat américain Condoleezza Rice, et le sénateur de l’Ohio Rob Portman, sont souvent cités comme étant de potentiels Vice-présidents.
Ajouter le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal et l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, et vous verrez que Romney a un tout panel respectable à choisir.
Mais le facteur décisif électoral reste le candidat présidentiel lui-même. Mitt Romney n’est pas très charismatique et n’a toujours pas donné un programme articulé pour l’avenir, il souffre d’un manque d’enthousiasme de la base du parti et il en sort de la saison des primaires avec beaucoup de défavorables, entre les blocs de votes clés tels que les femmes et les Latinos.
Aucun des candidats mentionnés ci-dessus ne semble améliorer sensiblement le handicap de Romney. Après tout, c’est Romney qui détient la clé de sa victoire. Choisir son colistier sera sa première décision importante de nature présidentielle. L’économie est le maillon faible du Président Obama et nous savons tous que ce sera une campagne coude-à- coude, disputée âprement. Alors, ce qui importe est comment et qui il va choisir comme colistier.
Ironiquement, une fois choisi, le candidat vice-président ne sera pas un atout majeur dans le choix des électeurs, à moins que quelqu’un de la bande de Sarah Palin ne devienne acolyte de Romney. Ce genre de candidat en dirait long sur le caractère et le jugement du candidat présidentiel, et dans cet optique, vous ne le voudriez pas comme président !





