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Le bulletin des cent jours d’Obama
 par Pierre Martin 22 avril 2009 12h51
Un quotidien montréalais vient de me demander d’évaluer la performance du président Obama en prévision de la marque des cent jours, qui arrive à grands pas. Je me suis dit que notre blogue peut bien bénéficier d’un scoop une fois de temps en temps, alors voici les notes que je lui ai données et quelques-uns des commentaires qui s’y rattachent. Dans l’ensemble, je suis assez positif, même si le nouveau président n’a pas encore fait la démonstration hors de tout doute qu’il peut marcher sur l’eau. Je lui accorde donc la note globale de 8,5/10. Donc, même s’il est possible que la comparaison avec son prédécesseur me rende trop indulgent, je lui donne de justesse un beau A, mais pas de A+ car il subsiste des zones d’ombre et des faiblesses.
Économie : La tâche à accomplir est gargantuesque et Obama aurait facilement pu déraper et perdre le contrôle. Cela n’est pas arrivé. L’opinion américaine lui fait solidement confiance et ceci a sans doute contribué à éviter une catastrophe encore plus profonde.
Point fort : L’accent mis sur les investissements en infrastructure et le fait que ces investissements sont, au moins en apparence, liés à un plan à long terme cohérent.
Point faible : Dans le plan de rachat des actifs dits toxiques en partenariat avec les institutions financières privées, la quasi-totalité du risque est portée par l’État. L’équipe économique n’est toujours pas complète et plusieurs confirmations importantes trainent au Congrès. Les réductions d’impôts consenties pour courtiser un appui républicain qui n’est pas venu lui retomberont sur le nez quand viendra le temps de rétablir un semblant d’équilibre budgétaire.
Note : 8 /10
Politique étrangère : Le seul fait que des portes depuis longtemps fermées à la diplomatie américaine se sont rapidement ouvertes augure bien pour le leadership global des États-Unis. Les grandes attentes envers Obama dans le monde risquent de poser des problèmes si les déceptions s’accumulent.
Point fort : En quelques voyages couronnés de plusieurs succès, Obama et Hillary Clinton ont contribué à changer radicalement la perception de leur pays à l’étranger, tout en maintenant une attitude de fermeté face aux opposants des États-Unis.
Point faible : L’attitude ambigüe d’Obama dans sa condamnation de la torture pendant les mandats de Bush risque de miner une partie de son autorité morale face à certains interlocuteurs étrangers. L’ouverture hésitante d’Obama à l’égard de Cuba pourrait lui causer des problèmes à l’intérieur sans gains correspondants à l’étranger.
Note : 8,5/10
Environnement : Le fait que l’environnement ait été identifié dès son élection comme une priorité incontournable est le premier signe encourageant. Peu de résultats concrets peuvent être accomplis en 100 jours, mais le changement d’attitude du gouvernement est en soi un accomplissement majeur.
Point fort : L’identification des investissements dans les technologies et infrastructures vertes comme une priorité du plan de relance économique. L’EPA (Environmental Protection Agency) a entrepris un virage sur les changements climatiques en identifiant le dioxyde de carbone comme un gaz dangereux et sujet à réglementation.
Point faible : L’appui solide d’Obama à la production d’éthanol et au mythe du « charbon propre » sont les talons d’Achille de sa politique environnementale. Les secrétaires à l’Énergie et à l’Intérieur et la directrice de l’EPA, malgré leur compétence, ne sont pas des communicateurs efficaces.
Note : 9/10
Santé : Les premiers 100 jours n’ont pas suffi à dissiper le doute sur la possibilité pour Obama de faire adopter une réforme de la santé significative et viable.
Point fort : L’administration a fait de la réforme de la santé un des piliers de son plan de relance. La reconnaissance de l’urgence de la réforme est un immense pas en avant, mais les obstacles restent énormes.
Point faible : Les déboires du premier candidat nominé par Obama pour le poste de secrétaire à la Santé, Tom Daschle, ont retardé le train de la réforme de plus d’un mois et lui ont fait perdre son momentum.
Rendement : 7,5/10
En résumé : L’élection d’Obama a suscité un immense espoir de renouveau aux États-Unis et dans le monde et les attentes qu’il a générées ne peuvent pas être satisfaites à très court terme. Les Américains continuent toutefois de lui faire confiance et sa stature est amplifiée par l’apparente déroute totale de l’opposition républicaine. Dans l’ensemble, Obama obtient un A au bulletin des premiers 100 jours, mais le parcours n’a pas été sans faute et le A+ lui échappe.
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1 commentaire
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Le bulletin des cent jours d’Obama
4 juin 2009, par ralph1344
Bonjour, ou bonsoir
Pour employer le langage des cités françaises à problème, « Hussein » Obama a bien « niqué » l’Occident dans son discours du Caire sur l’islam .
Oublié, en effet, le 11 septembre 2001, la guerre en Afghanistan, celle contre les talibans au Pakistan, les récents attentats musulmans à Bombay, etc., etc., sans compter que la superstition musulmane continue à prôner la charia, donc les inégalités faites aux femmes, le djihad (cf. propos de Ben Laden aujourd’hui) et la fatwa, puisque Salman Rushdie, Taslisma Nasreen, Ayaan Hirsi Ali et Robert Redeker – en France en 2009 ! - en sont toujours frappés aujourd’hui même – discours d’Obama ou pas !
Et je ne développe pas ici mon couplet contre la religion en général, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, qui est un des modes d’expression du « penser superstitieux » humain, ainsi que Spinoza l’a démontré more geometrico.
BONNE NUIT, LES PETITS, FAITES DE BEAUX RÊVES : L’ISLAM EST L’AVENIR DE L’HUMANITÉ ! ! !
Philosophie contre Superstition
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