Rapport rédigé en collaboration avec Mariana Pérez-Lévesque.
Résumé :
La politique de combat au crime organisé au Mexique va dans le sens contraire de la stratégie établie par la Convention des Nations Unies contre le crime organisé transnational, mieux connue comme la Convention de Palerme, dont le Mexique est signataire. Centrée exclusivement sur l’usage de la force, la politique à laquelle a adhéré le Mexique a engendré une spirale de violence politique allant à l’encontre de la population.
Pour faire face simultanément à la violence politique et à la délinquance organisée, la société civile est en train de mettre en place différentes stratégies qui revendiquent (en vue d’exiger) la paix et le développement économique. Nous pouvons distinguer, entres autres, trois types de réponses de la part des victimes de la délinquance organisée et/ou des abus des fonctionnaires publics : ne pas dénoncer ; s’organiser afin de dénoncer et résister à ces formes de violence ou encore demander l’asile politique dans un autre pays. Dans les trois cas, la population met considérablement sa vie en danger. Parmi ces trois formes de réponse, seule la deuxième peut être considérée comme une réponse de la société civile dans le sens strict du terme car seule celle-ci implique l’expression organisée de la société. Les autres deux formes de réponses, individuelles, sont tout de même également importantes car elles influent sur les relations diplomatiques et économiques avec les pays frontaliers.
Une conférence sera donnée sur cette recherche par Laura Loeza et Mariana Perez-Levesque le 13 mai à 17h30 à Espacio Mexico. Voir ici

Laura 
