La crise des caricatures semble avoir dévoilé au grand jour l’écart qui sépare l’Occident du monde musulman. La liberté d’expression est entrée en collision avec le caractère sacré de Mahomet.
Mais s’agit-il réellement de liberté d’expression ? Peut-on penser que les caricatures danoises véhiculent une image stéréotypée et dépréciative des musulmans ? Les Occidentaux utilisent-ils deux poids, deux mesures, lorsqu’il s’agit de déterminer les limites de la liberté d’expression ?
Au niveau politique, dans quelle mesure l’indignation des fidèles sert-elle de prétexte pour promouvoir d’autres projets politiques ? Quel sera l’impact de cette crise sur les relations internationales ?
Le 15 février 2006, le CÉRIUM a organisé une table-ronde pour faire le point sur ces questions. Les participants étaient :
Patrice Brodeur, Professeur agrégé à la Faculté de théologie et de sciences des religions, Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’islam, le pluralisme et la mondialisation
Jean-Robert Sansfaçon, Rédacteur en chef et éditorialiste au quotidien Le Devoir
Rima Elkouri, Chroniqueuse au quotidien La Presse
Dr. Aoua LY-Tall, Ph.D. sociologie, UdeM, chercheure associée à l’Institut d’étude des femmes de l’Université d’Ottawa
Shahram Nahidi, Iranien et doctorant à la Faculté de Théologie et de Sciences des Religions UdeM
La table ronde était présidée par François Crépeau, directeur scientifique du CÉRIUM.
La table-ronde était organisée en collaboration avec le Réseau Moyen-Orient (RÉMO), le Centre d’études des Religions (CÉRUM) et la Chaire de recherche sur l’Islam, le Pluralisme et la Mondialisation et le Canal Savoir.



François 