L’anthropologue Bernard Arcand nous a entretenu sur le thème. Bernard Arcand était professeur titulaire d’anthropologie à l’université Laval. Il a été membre de la Commission de la qualité de l’environnement Kativik (1979 à 1997) ; président de la Société canadienne d’anthropologie (1989 à 1991) ; président du jury de sélection du Prix de la recherche scientifique sur le Nord, au Ministère des affaires indiennes et du Nord (pour trois ans) ; co-responsable d’une émission hebdomadaire, “Le lieu commun”, au réseau FM de la SRC ( durant cinq ans). Il a étudié l’anthropologie à l’Université de Montréal et à l’Université de Cambridge. Le sujet de sa thèse de doctorat portait sur l’étude de la société Cuiva, population amérindienne habitant le bassin de l’Orénoque, en Colombie.
"La migration, vue de très très loin"
"Les peuples nomades dont l’économie est basée sur la chasse et la
cueillette ont souvent été pris comme exemple d’un mode de vie
caractéristique de la période paléolithique, une phase représentant
au moins 95% de l’histoire de l’humanité. L’examen d’une telle
société et, en particulier, la question des migrations
’internationales’ lors de la préhistoire révèle des similitudes et
des différences qui nous incitent, peut-être, à mieux penser les
migrations modernes."

