CERIUM - Centre d'études et de recherches internationales
  6 janvier 2012
Radio-Canada / Médium large

La disparition de la guerre

Les guerres sont appelées à disparaître, selon le psychologue Steven Pinker. Mario Roy, éditorialiste à La Presse, et Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix du CERIUM, se montrent intéressés par cette thèse, mais prudents.

Pinker explique que plus l’état est présent dans une société, plus il monopolise la violence et empêche d’autres groupes d’en faire usage. Dans un contexte d’intervention étatique soutenue, comme c’est le cas dans la plupart des pays occidentaux, la guerre tend à disparaître progressivement. D’autres facteurs entrent en jeu : le commerce, l’évolution de la civilité et des bonnes manières, celle de l’imprimerie et de l’alphabétisation, le rôle des femmes dans la modération des ardeurs masculines et le déclin des valeurs martiales sont autant de phénomènes qui, observés sur une période d’un siècle, tendent à favoriser une diminution de la violence et un déclin des valeurs de la guerre. On n’en est pas encore à l’étape de l’abolition de la guerre, mais la thèse de Pinker est fort défendable, pensent nos deux analystes.

La guerre fait-encore rouler l’économie ? Oui et non, répond Jocelyn Coulon. On a toujours aussi fait la guere pour des raisons religieuses, idéologiques et territoriales. Pour approfondir le sujet, il faut plonger dans l’ouvrage The Better Angels of Our Nature, de Steven Pinker, pour l’instant seulement disponible en anglais.

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  • Jocelyn CoulonJocelyn Coulon

    Jocelyn Coulon est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix (ROP), affilié au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (Cérium). Il dirige depuis ses débuts le Guide du maintien de la paix publié annuellement chez Athéna Éditions
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