S’élevant contre la "sinistrose" et la popularité de la thèse voulant que la France soit en déclin, l’ex-premier ministre français et maire de Bordeaux, M. Alain Juppé, a expliqué vendredi le 12 janvier que son pays se portait au contraire assez bien, qu’il disposait de richesses, de ressources et d’atouts considérables, mais qu’il devait relever, comme les autres pays, des défis significatifs.
S’adressant à 340 convives réunis à l’invitation de la Chaire d’études de la France contemporaine et du CÉRIUM, et présenté avec humour par l’ex-premier ministre Lucien Bouchard — membre honoraire du conseil du CÉRIUM — M. Juppé a indiqué que l’on faisait un mauvais procès de conservatisme aux Français, qui ont, a-t-il dit, opéré des changements considérables ces 50 dernières années. Si la France était aussi mal en point qu’on le dit, comment expliquer qu’elle se situe chaque année au deuxième ou troisième rang des pays attirant l’investissement étranger, a-t-il demandé ? Et il a cité comme preuve que la France n’est ni immobile ni machiste, la désignation de Mme Ségolène Royal comme candidate socialiste à la présidentielle. Il a pris soin d’ajouter qu’il ne partageait pas les idées et les propositions de la candidate.





