Patrick Leblond
Professeur adjoint, Service de l’enseignement des affaires internationales des HEC
Auteur de La vraie menace du dragon chinois pour l’économie canadienne passe par l’oncle Sam, Options Politiques, décembre 2004.
"L’augmentation de la demande chinoise en énergie et en matières premières pousse à la hausse les valeurs boursières au Canada, donc la valeur des REER", a expliqué mercredi 5 octobre Patrick Leblond, professeur adjoint au Service de l’enseignement des affaires internationales des HEC, dans le cadre du cycle de conférences sur les impacts de la montée de la Chine organisé par le Cérium et la Maîtrise en études internationales. Il s’agit d’une tendance lourde qui survivra aux aléas temporaires des cours de la bourse et des prix pétroliers, comme ceux que nous avons vécu ces derniers jours, pense-t-il.
La force manufacturière chinoise à moindre coût délogera cependant en certains secteurs les exportations québécoises destinés aux États-Unis, notamment dans les secteurs du meuble de de la bicyclette. Pour l’instant, a expliqué M. Leblond, la liste des principales exportations canadiennes et chinoises aux USA est complémentaire. Cependant une comparaison des types de produits chinois dont l’exportation est en croissance menace directement l’industrie canadienne, notamment dans le domaine automobile.
L’appétit chinois pour nos ressources naturelles pourrait par ailleurs provoquer ce qu’on désigne comme "Maladie hollandaise", du fait que la hausse du prix des matières premières, combinée à la hausse de la valeur de notre devise, rend les produits québécois et canadiens plus coûteux à produire et moins compétitifs sur les marchés étrangers.
Organisé en collaboration avec le Réseau Économie Internationale et le Service de l’enseignement des affaires internationales des HEC.



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