Au lendemain de la mort de Mao en 1976, Deng Xiaoping engage le parti communiste sur la voie de la sécularisation et réhabilite les victimes des mouvements politiques lancés par le Grand Timonier. La nouvelle direction maintient le système du parti unique mais tolère l’émergence d’une sphère publique et d’un embryon de société civile. En 1989 cependant, Deng Xiaoping lance l’armée contre les représentants de cette société. A partir de 1992, il fonde la légitimité du régime sur sa capacité à développer l’économie et le Parti se transforme en représentant des élites politiques et économiques.
Conférencier :
Jean-Philippe Béjà
Directeur de recherche
Centre d’études et de recherches internationales (CERI)
Institut d’Études Politiques, Paris
Chercheur invité au CÉRIUM à l’hiver 2006
Auteur de À la recherche d’une ombre chinoise. Le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004)
Présentation et traduction (en collaboration) de Zhang Liang, Les archives de Tiananmen
Intervenant invité :
Zhiming Chen
Professeur adjoint
Département de science politique
Université de Montréal
Lectures :
BÉJA, Jean-Philippe. « Le mouvement des droits civiques : un nouvel avatar de l opposition ? » Amnesty International, Les droits humains en Chine, le revers de la médaille. Editions Autrement, Collection Frontières, pp.112-128.
BÉJA, Jean-Philippe. “The Changing Aspects of Civil Society in China”, Social Research, Vol.73, n°1, spring 2006, pp.53-76.
NATHAN, Andrew J. “Authoritarian Resilience”, Journal of Democracy, Vol.14, n°1, Jan. 2003, pp. 6-17.

