Jean Gayon est professeur à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, membre sénior de l’Institut universitaire de France, et membre de la Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina. Ses travaux se développent dans deux directions : philosophie et histoire des sciences de la vie. Dans sa conférence présentée à l’Université de Montréal le 14 mai dernier, M. Gayon a retracé l’histoire de ce qu’on a pu appeler l’épistémologie à la française ((Duhem, Bachelard, Canguilhem, Foucault), et s’est interrogé sur la pertinence d’un tel syntagme « épistémologie française ». Y a t’il des méthodes ou des thèmes spécifiques de cette épistémologie qui la distinguerait de l’épistémologie à l’anglo-saxonne ? Cette manière française de procéder (si elle existe) a t’elle un avenir ? Tells sont les problèmes évoqués dans cette conférence de J. Gayon ainsi que dans la table ronde qui a suivi et qui réunissait Camille Limoge et François Duchesneau.