Introduction :
Jusque là, les forces américaines à l’étranger relèvent de cinq commandements différents suivant les régions du monde à couvrir . La responsabilité de l’Afrique est partagée entre trois commandements : le commandement central (CENTCOM), le commandement Pacifique (PACOM) et le commandement Europe (EUCOM). Pour mieux structurer leur présence sur le continent face à la menace terroriste, aujourd’hui les États-Unis décident d’y créer un nouveau commandement baptisée AFRICOM (Commandement Afrique). Annoncé en février 2007 par le Président Gorges W. Bush, et approuvé par le Congrès Américain, l’AFRICOM devait s’ajouter aux cinq autres commandements régionaux du Département de la défense. Un Commandant en chef a été même désigné pour le diriger, en la personne du Général William Cape Ward, Commandant en second de l’EURCOM. Avec l’AFRICOM, Washington espérait opérer une union de ses activités militaires sur le continent africain. Pour les autorités américaines, l’AFRICOM devrait permettre une meilleure harmonisation de leurs programmes de sécurité et de développement sur le continent. Ainsi, ce commandement devait gérer 52 États sur les 53 que compte le continent . Ce nouveau commandement devait voir le jour à partir d’octobre 2008, avec le redéploiement des activités militaires et sécuritaires des États-Unis dans le monde. Mais si officiellement l’opération visait à « assurer un environnement stable pour le développement économique et social » sur le continent africain, il semble comporter d’autres objectifs inavoués . Ce qui, dès le départ a ouvert à différentes méfiances.
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