CERIUM - Centre d'études et de recherches internationales
  octobre 2010
Livre

Interdependence of Biodiversity and Development Under Global Change

Ibisch, P.L. & A. Vega E., T.M. Herrmann (eds.)2010. Technical Series No. 54. Secretariat of the Convention on Biological Diversity, Montreal (second corrected edition).

Résumé :
La préservation des écosystèmes fonctionnels est un pré requis au bien-être à long terme de l’être humain et à la survie de la civilisation sur Terre. Malheureusement, la dépendance de la race humaine à la nature est un concept devenu plutôt obscur pour une majorité de la population. Ce nouveau livre, publié par le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique présente une analyse des interrelations complexes entre la biodiversité et le développement humain. Du fait de la mondialisation de l’activité humaine et des changements mondiaux liés à l’environnement, ces relations sont devenues de plus en plus difficiles à comprendre et à étudier. La plupart des chercheurs et des stratèges (des États) portent leur attention sur des détails isolés sans se préoccuper convenablement du caractère complexe et des interrelations dans le monde dans lequel nous vivons. À titre d’exemple, toute analyse de la distribution du développement humain et de l’état de la nature est bien en dessous de la réalité si une relation de cause à effet locale est présumée. Les niveaux élevés des exportations des ressources naturelles jumelés à la croissante surexploitation de la nature réduisent l’approvisionnement des écosystèmes locaux. Ce qui en retour affecte au plus haut point les communautés pauvres des pays en voie de développement.

Le coût environnemental des niveaux de vie élevés des pays plus développés est dans beaucoup de cas « externalisé “et déplacé vers des pays plus pauvres disposant d’écosystèmes plus productifs. La résultante du commerce international est que les pays les plus développés préservent leurs propres ressources. Par exemple, l’Allemagne peut maintenir une bonne couverture forestière parce qu’elle utilise des terres agricoles à l’extérieur de son territoire et qu’elle compte sur les écosystèmes offerts par d’autres pays.

D’un autre côté, des pays comme Madagascar, qui ne peuvent compenser la perte d’écosystèmes locaux par le commerce et le déplacement des coûts environnementaux vers d’autres nations, ont commencé à souffrir sévèrement d’une croissance de la pauvreté naturelle. Ici, même la crise politique est liée à la perte de la biodiversité.

Pour consulter le format pdf du livre.

Pour accéder au CBD Technical Series.

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