Horaire :
Mardi le 3 juillet, de 13h30 à 16h30
3744, rue Jean-Brillant
Résumé :
Le rôle des intellectuels et des artistes dans le Printemps arabe remet en question les conceptions « classiques » de ces derniers dans les théories de la Révolution. Depuis 2011, les figures de l’intellectuel et l’artiste comme « avant-garde » (Lénine), comme « intellectuels organiques » (Gramsci), comme ceux « qui di(sen)t sa vérité au pouvoir » (Said) ne correspondent plus à la réalité de leur engagement dans le devenir politique arabe. Ils sont désormais partie prenante d’un mouvement collectif sans organisation pyramidale, qui n’est pas confiné à une classe spécifique. Leur action est en soi une critique de la conception des arts et des créations de l’esprit comme reflet d’une infrastructure — laquelle conception est un pilier « culturel » de bien des théories de la Révolution.
La réflexion concrète portera sur l’engagement de trois femmes qui défient les préjugés culturels et politiques : Nawwara Negm, militante islamo-populiste et blogueuse, Basma Hassan, vedette de cinéma et Ahdaf Sweif, célèbre romancière.
Conférencier : Walid El Khachab, Professeur associé
Département de communications, langues et littératures modernes
Université d’Ottawa
Lectures obligatoires :
- Nanabhay, Mohamed et Roxane Farmanfarmaian. 2011. From Spectacle to Spectacular : How Physical Space, Social Media, and Mainstream Broadcast Amplified the Public Sphere in Egypt’s « Revolution ». Journal of North African Studies. 16/4
- El Hamamsy, Walid. 2011. BB = BlackBerry or Big Brother : Digital Media and the Egyptian Revolution. Journal of Postcolonial Writing. New York. Routledge. 47/4
Lectures complémentaires :
- Khalil, Ashraf. 2011. Liberation Square. Inside of the Egyptian Revolution and the Rebirth of a Nation. Cairo : American University in Cairo Press
- Battesti, V et Ireton, F (dir.). 2011. L’Egypte au présent. Inventaire d’une société avant révolution. Paris : Sindbad




