La loi écrite chinoise, loin d’être une invention récente et d’origine occidentale, remonte à la haute Antiquité. Vers la fin de la dynastie des Zhou (du IVe au IIIe siècle avant notre ère), la pensée dite légiste prend forme au sein d’un mouvement d’idées et de certaines tendances politiques, et non d’une école philosophique structurée. Ses représentants, dont le plus célèbre est Han Fei (mort en 233 av. J.-C.), amorcent une réflexion théorique sur l’art de gouverner par la force de la loi, un instrument de normalisation, d’unification et de contrôle de la population. L’idéologie adoptée plus tard sous la dynastie des Qin (221-206) s’est appuyée sur cette réflexion, généralement amorale, mais qui s’avère incontournable pour reconstruire le panorama politique et intellectuel à l’aube de la Chine impériale.
Conférencière :
Anna Ghiglione, Doctorat en études de l’Extrême-Orient (Paris 7), sinologue et orientaliste, professeure agrégée au Département de philosophie et au Centre d’études de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal ; auteure entre autres de La vision dans l’imaginaire et dans la philosophie de la Chine antique, Paris, You-Feng, 2010 ; L’expérience religieuse en Chine. Sagesse, mysticisme, philosophie, Paris/Montréal, Médiaspaul, 2009.
Quand ?
Le mardi 23 novembre
de 14h à 16h
Où ?
Musée des beaux-arts de Montréal, auditorium Maxwell-Cummings,
1379, rue Sherbrooke Ouest
L’entrée est payante.

