Résumé
Cet article examine l’exacerbation de l’hégémonie exercée par la droite d’inspiration chrétienne fondamentaliste sur le discours politique états-unien depuis le 11 septembre 2001. Sous forme d’un essai personnel, il cherche à comprendre comment des critiques de la guerre en Irak et de la (ré)élection de G.W. Bush, formulées par l’auteur, ont valu à ce dernier des accusations d’antiaméricanisme. L’analyse du climat intellectuel américain au lendemain du 11 septembre permet d’identifier comment le fondamentalisme évangélique, prééminent aux États-Unis depuis la colonisation, a pu court-circuiter le débat politique suite à l’attaque sur le territoire de la nouvelle Terre promise.
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Laurence H. 

