Résumé
Avec un déficit de près de 10 % et une dette de 120,8 % du PIB prévus en 2010, les finances publiques de la Grèce ont monopolisé l’attention lors des derniers conseils européens. Le Conseil de l’Union européenne, réuni de façon informelle le 11 février à Bruxelles, a appelé le gouvernement grec à réduire son déficit budgétaire de 4 % en 2010. S’il a assuré la Grèce de la solidarité des États membres, il a également averti que « les États membres de la zone euro prendront des mesures déterminées et coordonnées, si nécessaire, pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble ».
À l’issue de cette rencontre, le président tournant de l’Union européenne (UE), M. José Luis Zapatero, a estimé, quant à lui, que ce sommet extraordinaire illustrait le besoin d’un gouvernement économique européen.
Enfin, le Conseil Ecofin, qui réunissait les ministres des Finances de l’UE le 16 février, a réitéré la mise en demeure faite à la Grèce d’assainir son budget d’ici 2012. Pour la première fois de son histoire, un avertissement a été donné à un État membre dont la politique économique s’éloigne des lignes directrices macroéconomiques communautaires.


