Cette série de conférences couvrira la période des grandes transformations dans l’histoire prémoderne de la Chine, de la dynastie Qin à la dynastie Tang (de 221 av. J.-C à 917 apr. J.-C.). Nous lèverons entre autres le voile sur Qin Shihuangdi et sur son mausolée, en replaçant ce riche patrimoine archéologique, incluant sa grande armée de 8 000 soldats de terre cuite, dans son cadre historique, artistique et philosophique. Les figures féminines dans la peinture chinoise nous offrent une belle occasion de découverte d’un aspect de l’art pictural de cette époque ; enfin, nous verrons que la montée de la pensée légiste propose un cadre de gouvernance politique et intellectuel dans la Chine préimpériale.
Que cent fleurs s’épanouissent : les royaumes combattants et la transition vers la Chine impériale
Le mardi 2 novembre de 14h à 16h
La période des royaumes combattants (475 à 221 av. J.-C.) marque un tournant dans l’histoire de la Chine antique entre l’ordre « féodal » des dynasties Shang et Zhou et le nouvel empire centralisé et bureaucratique des Qin. La transition fut marquée par la montée de la compétition économique, sociale et militaire, ainsi que par le débat intellectuel et philosophique : les racines du confucianisme et du taoïsme, entre autres, remontent à la période des royaumes combattants.
L’armée éternelle du premier empereur Qin Shihuangdi
Le mardi 9 novembre de 14h à 16h
Qin a donné son nom à la Chine. Issu d’une principauté fondée au IXe siècle av. J.-C., le royaume de Qin a unifié la Chine en un empire centralisé, le premier dans l’histoire de l’Asie orientale, en 221 av. J.-C. Bien que la dynastie de Qin fut de courte durée – elle n’a survécu que quelques années à la mort du premier empereur en 210 av. J.-C –, son système politique a perduré jusqu’au XXe siècle. Cette conférence évoque, à partir de la culture matérielle (qui fera l’objet d’une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal l’hiver prochain), la manière par laquelle l’État de Qin s’est développé durant environ cinq siècles pour devenir l’un des plus puissants royaumes dans l’histoire de la Chine et du monde.
Les figures féminines dans la peinture chinoise
Le mardi 16 novembre de 14h à 16h
Soumise, vertueuse ou sensuelle, la femme est bien présente dans l’histoire de la peinture chinoise. Bien que peu étudiée jusque-ici, sa place en tant que sujet pictural se révèle une excellente source d’information sur le rôle qui lui est attribué dans un système patriarcal. D’abord solennelles et didactiques, les premières occurrences de figures féminines qui nous sont parvenues illustrent ce que l’on pourrait interpréter comme des manuels de bonne conduite. Ce genre marquera la naissance d’images plus légères apparaissant sous les Tang (618-907).
Gouverner par la loi ou par la morale dans la Chine ancienne ?
Le mardi 23 novembre de 14h à 16h
La loi écrite chinoise, loin d’être une invention récente et d’origine occidentale, remonte à la haute Antiquité. Vers la fin de la dynastie des Zhou (du IVe au IIIe siècle avant notre ère), la pensée dite légiste prend forme au sein d’un mouvement d’idées et de certaines tendances politiques, et non d’une école philosophique structurée. Ses représentants, dont le plus célèbre est Han Fei (mort en 233 av. J.-C.), amorcent une réflexion théorique sur l’art de gouverner par la force de la loi, un instrument de normalisation, d’unification et de contrôle de la population. L’idéologie adoptée plus tard sous la dynastie des Qin (221-206) s’est appuyée sur cette réflexion, généralement amorale, mais qui s’avère incontournable pour reconstruire le panorama politique et intellectuel à l’aube de la Chine impériale.
Où :
Musée des beaux-arts de Montréal, auditorium Maxwell-Cummings,
1379, rue Sherbrooke Ouest
Prix d’entrée pour la série : 75 $ ; 60 ans + : 55 $ ; étudiants : 40 $.
Prix d’entrée pour une conférence : 20 $ ; 60 ans + : 15 $ ; étudiants : 10 $.
Remise de 15 % sur le prix d’entrée aux Amis du Musée des beaux-arts de Montréal.



