Bain Capital et l’image de Mitt Romney : Dr Jekyll ou Mr Hyde ?

par Pierre Martin     17 mai 2012 00h32

Depuis quelques jours, les républicains et les démocrates s’échangent des publicités qui visent à définir dans l’esprit des électeurs américains l’image de Mitt Romney que ceux-ci garderont en tête jusqu’en novembre. C’est important, car c’est maintenant que les électeurs indépendants et peu politisés commencent tout juste à s’ouvrir à la campagne présidentielle. Depuis plusieurs mois, Mitt Romney martèle le message que son expérience dans le secteur privé, comme gestionnaire des fonds de capital de risque de la firme Bain Capital, lui donne la crédibilité économique pour confronter le Président Obama sur le terrain où il le croit le plus vulnérable : l’économie.

Mais quelle sera l’image de Mitt Romney que les électeurs retiendront ? Est-ce que ce sera l’affable Dr Jekyll ou le monstrueux Mr Hyde ? Est-ce que Bain Capital a été un instrument de création d’emplois, comme souhaitent le faire croire les républicains, ou une machine à engranger des profits faramineux tout en envoyant les travailleurs au chômage, en allant jusqu’à leur dérober ce que leur modeste fonds de retraite avait investi dans leur entreprise. Alors, est-ce que le Mitt Romney de Bain Capital était un bienfaiteur ou un vampire ?

Évidemment, les républicains mettent l’accent sur le positif. Au cours de la campagne primaire, l’équipe Romney s’était exposée à des ennuis en émettant des estimés chiffrés du nombre d’emplois qui ont été créés dans le cadre des investissements les plus fructueux à long terme de Bain Capital. Un estimé de 125 000 emplois avait été lancé à un certain moment, mais il s’est vite avéré impossible de faire une comptabilité exacte du solde des emplois créés ou éliminés par Bain. Par exemple, la chaîne Staples (Bureau en Gros) est un succès de Bain qui a créé des milliers d’emplois dans ses grands magasins-entrepôts, mais combien d’emplois ont été perdus en retour dans les petites papeteries qui ont dû fermer leurs portes ? Pour éviter cette comptabilité gênante, les républicains misent maintenant sur des histoires qui mettent en évidence la création d’emplois stables dans des domaines très difficiles. Comme on ne peut pas gagner grand-chose en assénant des chiffres à l’électeur moyen, qui ne les comprend pas, on préfère miser sur des histoires qui en appellent directement aux émotions. Dans l’imagerie de la campagne Romney, Bain faisait littéralement pousser des usines dans des terrains vagues. Le capitalisme à la Romney/Bain n’est rien de moins que l’incarnation du « American Dream » :

Dans la publicité de la campagne Obama, le rêve tourne au cauchemar. Comme dans le premier cas, il s’agit d’une aciérie, un secteur difficile. Mais cette fois, l’action de Bain Capital consiste à stimuler la profitabilité à très court terme en ensevelissant l’entreprise sous les dettes, réaliser un gain de capital rapide et, après avoir récupérer sa mise et un profit substantiel, déclarer une faillite qui élimine les emplois, liquide tous les actifs de l’entreprise, y compris les caisses de retraite des travailleurs. La mise en parallèle de ces deux cas est révélatrice. Si l’investissement de Bain Capital fonctionne, l’entreprise prospère et Romney et ses acolytes font des profits. Si le scénario tourne au vinaigre, les travailleurs écopent et Bain engrange des millions en profit quand même.

Il y a aussi une version de six minutes de cette vidéo, qui joue encore plus sur les émotions. Le message est plus mesuré que les vidéos qui avaient été diffusées par le Super Pac de Newt Gingrich (King of Bain, qui faisaient passer Michael Moore pour un documentaliste à l’eau de rose. Bien sûr, les électeurs qui verront les deux annonces comprendront que dans certaines circonstances, les actions de Romney à Bain Capital ont créé des emplois, qui compensent peut-être pour ceux qui auraient été perdus ailleurs. Si la campagne Obama en met trop dans ses critiques de Bain, comme l’avait fait celle de Gingrich, les centristes ne considéreront pas le portrait de Romney comme crédible. L’image que les stratèges démocrates souhaitent implanter dans l’esprit des électeurs, c’est que peu importe l’impact sur les travailleurs, Mitt Romney et ses amis du « un pourcent » s’en mettent plein les poches—sans payer leur juste part d’impôts, cela va sans dire. Est-ce la vision de l’économie dont on s’attend d’un président ?

Barack Obama jouit encore d’une mince avance sur Romney dans les sondages d’intention de vote et la population lui fait plus confiance sur un grand nombre d’enjeux, sauf sur l’économie. Sur l’économie, Romney, grâce entre autres à ses succès en affaires, semble inspirer plus de confiance que le président, qui reste aux prises avec les conséquences interminables d’une profonde récession (voir par exemple ces sondages récents dans des États contestés). Quand un candidat a une faiblesse, on peut changer de sujet, mais l’économie ne peut pas vraiment être balayée sous le tapis. Donc, pour la campagne Obama, l’objectif est de faire en sorte que lorsque les gens penseront à l’approche de Romney sur l’économie, l’image qui leur viendra en tête sera celle du Mr Hyde de Bain Capital, et cette photo sera une des images dominantes de la campagne.

Depuis que les deux partis ont exposé leurs visions respectives du passé de Romney à Bain Capital, le candidat républicain a studieusement évité de répondre aux questions des journalistes. Un jour, toutefois, il va bien devoir s’expliquer sur les pratiques qui l’ont mené à accumuler une richesse personnelle estimée à un quart de milliard de dollars. À un auditoire sympathique à sa cause, il peut le faire avec aisance, mais on sent que la chose pourra devenir un peu plus délicate pour lui devant un auditoire un brin plus sceptique.

Pendant la campagne primaire, Mitt Romney avait un problème peu banal : plus les électeurs en apprenaient à son sujet, plus ses perceptions négatives augmentaient (voir mon billet du 8 février). Il a pu s’en tirer à coups de millions de dollars de publicités négatives contre des cibles faciles. Mais attaquer Barack Obama n’est pas la même chose que d’attaquer Newt Gingrich. Mais ça, c’était quand un grand nombre d’électeurs moins politisés ne faisaient pas vraiment attention. Alors que ces électeurs qui décideront de l’issue de l’élection apprennent à connaître Mitt Romney, son passé à Bain sera au cœur de la construction de son image (voir, par exemple, le discours prononcé le 16 mai en Ohio par le Vice-président Joe Biden, en compagnie d’un travailleur licencié par les bons soins de Bain Capital).

Le défi des deux campagnes sera de déterminer laquelle des deux images reste implantée dans l’esprit des électeurs du centre : le bon Dr Jekyll ou le monstre Mr Hyde ? La question est ouverte.


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L’étonnante campagne de Ron Paul

par Jean-Reno Chéreau     10 mai 2012 14h30

Alors que la campagne à l’investiture présidentielle semble être terminée, que Mitt Romney a été officieusement sacré vainqueur de la course suite au retrait de Rick Santorum, il est maintenant facile d’identifier Ron Paul comme étant un entêté qui devrait cesser sa tentative de devenir le nominé républicain. Après tout, le candidat ne semble posséder aucune chance de remporter la campagne puisqu’il est loin du nombre magique de 1144 délégués nécessaires pour obtenir la nomination. Ainsi, les descriptions populaires de cette campagne varient énormément d’un commentateur à un autre, mais peu d’entre eux prennent la peine d’identifier les conséquences de cette dernière. Au mieux, quelques rares se permettent d’analyser cette campagne en comparant la performance passée et actuelle du représentant au Congrès de 76 ans. Au pire, elle donne l’impression d’être une gêne pour le parti républicain, qui devrait s’unifier autour d’un seul candidat. À l’aube de la probable confrontation Obama-Romney, est-il juste de reléguer aux oubliettes la campagne de Paul ? Le faire serait de se priver d’une meilleure compréhension du processus de nomination en soi et de manière générale, de la philosophie politique derrière l’enthousiasme des partisans.

Tout d’abord, il faut dire que la campagne du représentant texan sait attirer les foules. Malgré les résultats des précédents caucus et primaires, les rassemblements politiques comptent à chaque fois des milliers d’individus, selon la campagne officielle. Il peut sembler étonnant qu’à cette étape-ci, des auditoriums entiers soient remplis par des partisans du représentant, prêt à écouter des discours qui durent parfois entre 30 et 45 minutes. N’imaginez pas que ces endroits sont composés uniquement de conservateurs aussi vieux que le représentant texan. Plusieurs de ces rassemblements s’effectuent au sein des campus et donc, composés d’individus ayant le droit de vote depuis peu. En fait, on a qu’à consulter les résultats de sorties des urnes des premières primaires pour s’apercevoir qu’une part non négligeable des votes pour Ron Paul provenait d’électeurs qui votaient pour la première fois. Au New Hampshire, c’est près de 40% de ces individus qui ont voté pour le candidat républicain.

Bien que limité, ce groupe enthousiaste d’individus peut avoir un impact réel sur le processus de nomination, surtout à l’intérieur des États avec caucus. Alors que le compte des votes en une soirée est simple et facilite l’identification d’un gagnant et d’un perdant (les primaires), le processus de nomination d’un candidat dépend aussi d’une sélection de délégués du parti qui voteront pour leur individu préféré, lors de la convention du parti. Habituellement, les observateurs calculent grosso modo qu’un État comme le Minnesota, qui possède 40 délégués, aura un certain nombre d’entre eux qui appuiera un candidat proportionnellement au vote populaire. Le 7 février dernier, Rick Santorum obtenait 25 délégués alors que Ron Paul comptait sur 9 d’entre eux. Cependant, avec les caucus au niveau des districts et au niveau national qui ont perduré après le 7 février, des délégués changent d’allégeance puisque des candidats ont abandonné la course. En effet, les délégués qui par exemple appuyaient Rick Santorum deviennent libres de choisir un autre candidat. Bref, ils ne sont pas tenus de voter selon le vote populaire. Ainsi, en tenant compte de ce facteur, Ron Paul possède maintenant plus de délégués qui l’appuieront lors de la convention de septembre. Ce scénario se répète maintenant au Maine et au Nevada.

L’étonnant enthousiasme des partisans de Paul, appuyé par des résultats dans certains États peut rendre certains perplexes. Dans un climat politique où les Américains désapprouvent en forte majorité le travail du Congrès, il est presque étonnant d’entendre un partisan de Paul affirmer que ses discours agissent sur lui comme si un médecin avait prescrit un médicament contre l’apathie politique. Même au Canada, plusieurs personnes que je connais à peine mentionnent le nom de Ron Paul dès que l’on parle de la campagne présidentielle. Comment un représentant de 76 ans, qui provient d’un petit district du Texas peut-il créer l’appui politique qu’il a au niveau national ? Une partie de la réponse peut se trouver dans la constance qu’émane le personnage, tant dans sa vie publique que privée. En effet, un récent reportage sur le représentant indique qu’il défend le libertarianisme au niveau politique depuis 1974, deux ans avant son élection au Congrès. Sa crainte d’observer une perte accélérée de la valeur du dollar américain après l’abolition officielle du lien avec l’or par Nixon en 1971 est toujours aussi présente dans l’esprit de Paul. Encore aujourd’hui, ses critiques les plus acerbes sont dirigées non pas sur Mitt Romney, mais bien sur la Réserve fédérale, critiques qu’il maintient contre vent et marée, comme il a été récemment observé lors d’un discours prononcé au sein de l’institution monétaire. Même son portfolio financier reflète sa méfiance envers le système économique actuel, puisqu’une majorité de ses actifs sont composés d’actions de compagnies minières exploitant l’or et l’argent.

Comment expliquer la source de cette constance ? De prime abord, il peut sembler facile de répondre à cette question. Après tout, l’objectif par la campagne présidentielle de Ron Paul est un secret de polichinelle : c’est un moyen pour lui de promulguer le libertarianisme au niveau national. Cependant, en quoi cette philosophie politique peut-elle susciter autant l’enthousiasme ? Une piste de solution a été avancée par certains ; le discours de Paul est axé sur un principe d’autonomie individuelle qui semble attirer les jeunes « Just leave me alone, don’t tell me what to do, I will fix it myself ». Dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’une volonté d’être en totale autarcie des autres, mais bien d’être libre d’effectuer ses propres décisions. Et ceci est au cœur de la pensée de Paul. Dans son dernier livre Liberty Defined, une société libre est basée sur 10 principes, dont celui d’être laissé tranquille lorsqu’une action est effectuée de manière volontaire et pacifique. Dans un contexte où, selon certains, les Américains sont anxieux à propos de l’économie et sceptique de l’intervention gouvernementale autant au niveau domestique que national, le discours de Ron Paul répond à des problématiques qui sont occultées dans le discours politique par des publicités ad hominem, la discorde et la partisanerie dogmatique. Combiné avec cette constance décrite plus haut, il est maintenant possible de se faire une meilleure idée des origines de cette étonnante campagne.


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Humour et politique : l’élection de 2012 fera-t-elle mentir Will Rogers ?

par Pierre Martin     9 mai 2012 00h10

Je fais une petite pause des commentaires d’actualité « sérieux » cette semaine pour aborder le sujet non moins sérieux de l’humour politique. Que peuvent nous apprendre les humoristes sur la politique américaine ? En fait, ils peuvent nous en apprendre pas mal. Sans blague. Après tout, comme le disait Groucho Marx : « Tous les hommes naissent semblables… sauf les républicains et les démocrates ».

Il y aurait lieu de remonter pas mal loin en arrière, car les commentateurs politiques de la jeune république étaient assez redoutables, mais le classique contemporain est certainement Will Rogers, un cowboy, acteur de cinéma et l’un des premiers purs produits du star-system hollywoodien de la belle époque du cinéma muet. Will Rogers était aussi un « stand-up comic » à l’humour mordant qui en avait gros à dire sur les déboires du Parti démocrate des années folles de la décennie 1920. Sa plus célèbre citation est sans doute celle-ci, que tous les observateurs de la sccène politique américaine connaissent : « I am not a member of any organized political party. I am a Democrat. » (Je ne suis pas membre d’un parti politique organisé. Je suis un démocrate.) Mais il y en a d’autres. Par exemple : « Democrats never agree on anything, that’s why they’re Democrats. If they agreed with each other, they would be Republicans. » (les democrats ne s’entendent jamais sur rien. S’ils s’entendaient entre eux, ils seraient républicains). Il y a aussi celle-ci, qui est savoureuse (si vous me pardonnez l’expression dans ce contexte particulier) et ma préférée : « The difference between a Republican and a Democrat is the Democrat is a cannibal — they have to live off each other—while the Republicans, why, they live off the Democrats. » (la difference entre un républicain et un démocrate est que le démocrate est un cannibale qui vit au dépens des autres démocrates. Le républicain, lui, eh bien il est aussi un cannibale qui vit aux dépens des démocrates).

Que nous disent ces citations, qui font désormais partie du folklore politique américain ? Elles nous disent que, en période électorale, les républicains ont eu de tout temps la réputation d’être le parti discipliné, qui gardait les yeux fixés sur l’objectif de la victoire, alors que les démocrates ont eu la réputation d’un parti porté aux dissensions internes qui ont maintes fois miné ses aspirations électorales. Plus près de nous, le comédien David Letterman disait aumoment de la déroute des armées de Saddam Hussein en Irak il y a quelques années : « Iraq’s elite Republican Guard is doing so badly they’re changing their name to the Democratic Guard. » (La troupe d’élite de Saddam Hussein, la garde républicaine, est tellement en déroute qu’on l’appelle maintenant la garde démocrate).

Est-ce que Barack Obama sera le démocrate qui brisera le moule ? Peut-être. Parmi les facteurs qui ont entraîné la victoire d’Obama en 2008, il y avait une organisation extrêmement bien rodée et une discipline indéniable (surtout de la part du candidat lui-même). Mais les démocrates au Congrès font encore aujourd’hui preuve de moins de cohésion que leurs adversaires, et les difficultés vécues par le président Obama pendant les deux premières années de son mandat étaient d’abord attribuables à la difficulté qu’il a éprouvé à garder ses propres troupes alignées derrière lui. Quel est le modèle qui prévaudra en 2012 ?

Pendant la campagne à l’investiture républicaine, on aurait pu croire que les rôles s’étaient inversés. En effet, pendant plusieurs mois, la campagne républicaine a pris tous les airs d’une caricature de l’image classique qu’on se faisait du Parti démocrate à la belle époque de Will Rogers. Mais depuis quelques semaines, tous les anciens ennemis jurés de Mitt Romney sont sagement rentrés au bercail. Même Rick Santorum a pu effacer un amoncellement de rancœur pour endosser la candidature de Romney. Dans les semaines et les mois qui viennent, il est très improbable que les républicains défassent l’unité qui ferme la porte à toute initiative du président Obama qui pourrait avoir la moindre chance de favoriser sa réélection.

Pour gagner, les démocrates vont devoir faire preuve d’une cohésion qui leur a historiquement fait défaut et qui s’est avérée la marque de commerce de leurs adversaires. Will Rogers avait aussi dit « There isn’t any finer folks living than a Republican that votes the Democratic ticket ». (Il n’y a pas de meilleurs gens que des républicains qui votent pour le Parti démocrate). Malheureusement, dans le climat de polarisation qui prévaut cette année, ces gens ne sont rien de moins qu’une espèce en voie de disparition. La campagne Obama n’a pratiquement aucun espoir de rallier des partisans républicains à sa cause. Elle devra s’assurer de l’appui absolument indéfectible des siens et espérer se rallier les indépendant vacillants, qui pour la plupart n’ont même pas commencé à s’intéresser à cette campagne (voir le billet du 18 avril). Tout n’est pas joué pour Barack Obama. Ça, ce n’est pas une blague.


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  • Participants

    • Jean-Reno Chéreau
      Jean-Reno Chéreau est candidat à la maitrise en science politique à l’Université de Montréal. Il s’est intéressé au conservatisme américain et, plus particulièrement, au mouvement Tea Party.
    • François Furstenberg
      François Furstenberg est professeur agrégé au département d’histoire de l’Université de Montréal.
    • Jean-François Godbout
      Jean-François Godbout est Professeur adjoint au Département de science politique de l’UdeM, après avoir occupé un poste équivalent à l’Université Simon Fraser. Ses recherches portent principalement sur le Congrès et les élections américaines.
    • Jean-François Lisée
      Jean-François Lisée est directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM).
    • Pierre Martin
      Pierre Martin est professeur titulaire au Département de science politique de l’Université de Montréal et directeur de la Chaire d’études politiques et économiques américaines (Cépéa). Il est également membre du Centre d’étude sur la paix et la sécurité internationale (CEPSI)
    • Richard Nadeau
      Richard Nadeau (Ph. D. Montréal, 1988) est professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Montréal et directeur de recherches (Opinion publique et processus démocratiques) à la Chaire d’études politiques et économiques américaines du Cérium.
    • John Parisella
      John Parisella est Directeur exécutif de la campagne majeure de financement de l’UdeM, des HEC et de Polytechnique. Il agit également comme co-directeur de l’école d’été du CÉRIUM sur les États-Unis, pour l’édition 2012. Il a auparavant été Délégué général du Québec à New York et chef de cabinet du premier ministre Bourassa.

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